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Les maladies mitochondriales

Les maladies mitochondriales, maladies rares,maladies génétiques,

Dysgénésie réticulaire : déficit d’une enzyme du métabolisme énergétique mitochondrial

Publié le 28 Janvier 2009 par mitochondriale dans maladies mitochondriales

Dysgénésie réticulaire : déficit d’une enzyme du métabolisme énergétique mitochondrial
 

La dysgénésie réticulaire est une des formes les plus sévères de déficit immunitaire combiné sévère. Deux articles publiés dans Nature Genetics ont identifié des mutations dans le gène codant l’adénylate kinase 2 chez des patients avec une dysgénésie réticulaire associée à une surdité neurosensorielle. Cette protéine, impliquée dans le métabolisme énergétique de la mitochondrie, est nécessaire à la différenciation leucocytaire.
Lire le résumé du premier article sur Pubmed
Lire le résumé du second article sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Dysgénésie réticulaire"

 
Nature Genetics ; 41(1):101-5 ; janvier 2009

Source Orphanet

Institute for Transfusion Medicine, University of Ulm, Ulm, Germany. Institute for Transfusion Medicine, University of Ulm, Ulm, Allemagne.

Elle est caractérisée par l'absence de granulocytes et de la carence quasi totale de lymphocytes dans le sang périphérique, une hypoplasie du thymus et des organes lymphoïdes secondaires, et le manque d'innée et adaptative humorale et cellulaire les fonctions immunitaires, ce qui conduit à une septicémie mortelle en quelques jours après la naissance.

Dans la moelle osseuse d'individus avec dysgénésie réticulaire, la différenciation myéloïde est bloqué à l'étape promyelocytic, alors que les érythro-mégacaryocytaire et de maturation est généralement normal.
Ces caractéristiques exclure un défaut de cellules souches hématopoïétiques, mais à un point unique de l'aberration myelo-lignées lymphoïdes. 
Le dramatique clinique de dysgénésie réticulaire et de son phénotype unique hématologiques ont suscité l'intérêt de l'inconnu dans la base génétique de ce syndrome.
Ici, nous montrent que le gène codant pour le métabolisme énergétique mitochondrial enzyme adénylate kinase 2 (AK2) est muté chez les personnes avec dysgénésie réticulaire.
Knockdown de zebrafish ak2 également conduit à des aberrations leukocyte développement, soulignant l'évolution du rôle conservées AK2. 
Nos résultats in vivo AK2 preuve de sélectivité dans la différenciation des leucocytes.
Ces observations suggèrent que dysgénésie réticulaire est le premier exemple d'un syndrome de l'immunodéficience humaine qui est un lien de causalité entre le métabolisme énergétique et qui peut donc être classé comme un mitochondriopathy

(traducteur en ligne)
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Les cellules IPS : portrait de ces cellules prometteuses

Publié le 26 Janvier 2009 par mitochondriale dans maladies mitochondriales

26/01/2009 -

 Les cellules IPS : portrait de ces cellules prometteuses Depuis leur découverte en 2006, les cellules IPS qui sont des cellules adultes présentant les caractéristiques et un potentiel similaires aux cellules embryonnaires, font le bonheur des spécialistes des cellules souches. Portrait de ces cellules prometteuses. Si l’on veut décrire schématiquement les cellules IPS (“cellules souches pluripotentes induites”), on peut dire que ce sont des cellules adultes qui ont bénéficié d’une cure de jouvence et qui se comportent alors comme des cellules embryonnaires. Bien sûr, la version scientifique de cette description est un peu plus complexe mais reste relativement simple. Ainsi, comme l’indique Marc Peschanski, de l’Institut des cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies monogéniques (I-Stem), « ce qui est incroyable avec les cellules IPS, c’est la facilité avec laquelle on les obtient. » En la matière, les chercheurs partent d’une cellule adulte prélevée chez une personne, c’est-à-dire une cellule de dent, de peau, de sang, etc., dans laquelle ils introduisent un cocktail de gènes grâce à des rétrovirus. Une fois la cellule adulte reprogrammée, celle-ci est alors capable de s’autorenouveler indéfiniment et de se métamorphoser à la demande en n’importe qu’elle autre cellule de l’organisme. En d’autres termes, elle présente toutes les caractéristiques d’une cellule embryonnaire, c’est du moins ce que tendent à démontrer les recherches menées jusque-là. En effet, depuis 2006 et la mise au point des premières cellules IPS par Shinya Yamanaka de l’université de Kyoto (Japon) (1), des équipes ont obtenu à partir d’IPS, des cellules de peau, de cœur, des cellules neuronales, etc., « mais cela est encore délicat, » souligne Marc Peschanski . D’autres travaux indiquent qu’il est également possible de reprogrammer des cellules de malades et d’obtenir ainsi des lignées d’IPS “malades” ; une reprogrammation effectuée par exemple pour le déficit immunitaire en adénosine désaminase (ADA-SCID), la maladie de Gaucher, les dystrophies musculaires de Duchenne et Becker et la maladie de Parkinson. Dans ce domaine, l’équipe de Clive N. Svendsen du Centre Waisman (Etats-Unis) vient d’ailleurs d’indiquer qu’il a obtenu des lignées IPS à partir de cellules prélevées chez des enfants affectés par l’amyotrophie spinale (2). Qui dit caractéristiques équivalentes à celles des cellules embryonnaires humaines, suppose une utilisation similaire. En matière de recherches fondamentale et appliquée, on n’est pas loin de ce constat et, « à terme, nous pouvons envisager de travailler avec des lignées IPS “malades” pour du criblage moléculaire ou l’étude de maladies, » indique Marc Peschanski. En revanche, concernant leurs applications thérapeutiques éventuelles, le potentiel est encore très théorique. En effet, aujourd’hui, parmi les gènes nécessaires à leur obtention, certains sont impliqués dans des cancers. Par ailleurs, les rétrovirus chargés de transporter ces gènes peuvent aussi déclencher des processus cancéreux. En d’autres termes, si la recette est simplissime, elle n’est pas encore assez sûre pour que les IPS soient utilisées chez l’Homme. Pour autant, Marc Peschanski est confiant en l’avenir et assure « qu’il y a tellement d’équipes qui cherchent, qu’elles devraient trouver rapidement [les gènes et les vecteurs adéquats pour une utilisation chez l’homme, ndlr]. » Enfin, malgré les apparences, les IPS ne sont pas prêtes de voler la vedette des cellules embryonnaires. Certes, ces cellules se ressemblent terriblement, mais pour confirmer les caractéristiques et le potentiel des premières, il faut bien connaître les secondes, c’est ce qui fait dire au directeur d’I-Stem que « l’étude des cellules embryonnaires est donc plus que jamais indispensable. » (1) Induction of pluripotent stem cells from mouse embryonic and adult fibroblast cultures by defined factors, Cell, 25 août 2006, vol. 126, pp. 663-676 (2) Induced pluripotent stem cells from a spinal muscular atrophy patient, Nature, 15 janvier 2009, vol. 457, pp. 277-280


Auteur : Françoise Dupuy Maury (AFM  THELETHON)
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Ataxie de Friedreich : réduire le fer dans la mitochondrie ne suffit pas, il faut le rendre disponible dans le cytosol

Publié le 14 Janvier 2009 par mitochondriale dans maladies mitochondriales

L’ataxie de Friedreich est caractérisée par des troubles de la coordination des mouvements, de l’articulation, associés à différents signes neurologiques ainsi qu’à une cardiomyopathie et parfois à un diabète. Elle est due à des mutations du gène codant la frataxine, une protéine mitochondriale chaperonne du fer. La conséquence est un déséquilibre dans la distribution de cet élément entre la mitochondrie et le cytosol. Une approche thérapeutique consiste à rétablir cet équilibre en utilisant un siderophore, c’est-à-dire un agent chélateur pouvant être transporté à travers les membranes cellulaires par un mécanisme actif. Des chercheurs israéliens et français ont ainsi traité des cellules humaines déficientes en frataxine avec le deferiprone. Ils ont observé une restauration importante des fonctions mitochondriales. Selon les auteurs, les effets observés sont dus à la capacité de cet agent à chélater le fer d’une part, et surtout à le rendre disponible dans les compartiments où sa concentration était réduite.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Ataxie de Friedreich"

 
Blood ; 112(13):5219-27 ; décembre 2008
 
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Déficit en complexe 1 de la chaîne respiratoire

Publié le 14 Janvier 2009 par mitochondriale dans maladies mitochondriales

 

Déficit en complexe 1 de la chaîne respiratoire : mutation dans un nouveau facteur d’assemblage

Le déficit en complexe 1 de la chaîne respiratoire est à l’origine d’un groupe de myopathies métaboliques débutant dès la petite enfance ou à l’âge adulte. Des mutations dans chacune des 14 sous-unités du complexe, dans 5 sous-unités surnuméraires et dans 4 des facteurs d’assemblage ont été identifiés. Ici, une mutation dans le facteur d’assemblage putatif C20orf7 a été identifiée chez une famille égyptienne.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "NADH-CoQ réductase, déficit en"

 
The American Journal of Human Genetics ; 83(4):468-78 ; octobre 2008
 
Déficit en complexe 1 de la chaîne respiratoire : un nouveau gène identifié par une analyse protéomique de la mitochondrie
 

Grâce à différents outils (spectrométrie de masse, marquage GFP et analyse de la littérature), Pagliarini et coll. ont identifié 1098 gènes exprimé dans les mitochondries de 14 tissus de souris. Dans ce répertoire, les protéines peu caractérisées ont été associées, grâce aux données évolutives, aux voies mitochondriales connues. Les auteurs ont ainsi identifiés 19 protéines probablement impliquées dans l’activité du complexe I de la chaîne respiratoire. Parmi les gènes codant ces protéines, les chercheurs ont identifié une mutation dans C8orf18 responsable d’un déficit létal en complexe I, d’apparition infantile.


 
Pour en savoir plus sur "NADH-CoQ réductase, déficit en"

 
Cell ; 134(1):112-23 ; juillet 08
 
NADH-CoQ réductase, déficit en
Numéro Orphanet ORPHA2609
Prévalence des maladies rares -
Hérédité -
Âge d'apparition -
Code CIM 10
  • E88.8
MIM
Synonyme(s) Ubiquinone, déficit en
Complexe 1 de la chaîne respiratoire mitochondriale, déficit en

Résumé

Le déficit en NADH-CoQ réductase est à l'origine d'un groupe de myopathies métaboliques débutant dès la petite enfance ou à l'âge adulte (selon la forme). Le plus souvent, le patient présente un ptosis avec ou sans atteinte musculaire des membres, une fatigabilité souvent douloureuse à l'effort, une difficulté à se nourrir et des troubles de déglutition (formes sévères). L'évolution est variable selon la sévérité de la forme, la plupart des formes n'étant pas trop invalidantes. Dans les formes sévères, une atteinte cérébrale est possible (troubles de l'équilibre, épilepsie, paralysie). *Auteur : Orphanet (septembre 2002)*.


Source Orphanet
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