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Le syndrome désigné par l'acronyme MNGIE 
(Mitochondrial NeuroGastroIntestinal Encephalomyopathy) est caractérisé par l'association, le plus
souvent entre 10 et 40 ans, des symptômes suivants : une ophtalmoplégie chronique progressive, une neuropathie périphérique, une atteinte de la substance blanche cérébrale et des troubles
gastro-intestinaux faits d'épisodes récurrents de diarrhée et/ou de vomissements dus à des anomalies de la motricité intestinale. Les patients sont généralement très minces et de petite taille.
L'étude morphologique de leurs muscles montre la présence d'une faible proportion de fibres musculaires de type « ragged-red » c'est-à-dire montrant une prolifération de leurs mitochondries.
L'analyse biochimique de la chaîne respiratoire dans le muscle de ces patients révèle souvent des déficits partiels de l'un ou de plusieurs des complexes respiratoires. L'analyse par Southern
blot de l'ADN musculaire de ces patients dévoile la présence de multiples formes délétées de l'ADN mitochondrial qui ne représentent qu'une fraction minoritaire de l'ADN mitochondrial total. Il
peut également exister une déplétion partielle de l'ADN mitochondrial qui peut coexister avec les délétions multiples. D'autres symptômes comme la surdité, la rétinopathie pigmentaire, ou
l'atteinte cérébelleuse peuvent être associés aux précédents, mais ils ne sont pas nécessaires pour la définition du syndrome. . Le syndrome MNGIE est de transmission récessive autosomique. Le
gène responsable a été d'abord localisé en 22q13.32-qter puis identifié en 1999. Il s'agit de la thymidine phosphorylase. Le diagnostic de l'affection peut donc être fait soit par le dosage de
l'activité thymidine phosphorylase dans les leucocytes, soit par l'analyse du gène lui-même. Les relations physiopathologiques entre le défaut d'activité de la thymidine phosphorylase et les
symptômes du syndrome de MNGIE sont encore peu claires. Un effet toxique direct de la concentration très élevée de thymidine dans le sérum permet d'envisager des traitements par épuration.
Ceux-ci n'ont pas encore trouvé de modalité satisfaisante.
*Auteur : Dr A. Lombes (mars 2004)*.
voir aussi :Encéphalopathie
myo-neuro-gastrointestinale
Maladie
mitochondriale d'origine nucléaire
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