Publié le lundi 14 mai 2012 à 06h00
Samedi, à l'aérodrome, l'association Rêves a concocté à des enfants gravement malades une journée sur le thème de l'aviation, agrémentée de sauts en parachute, baptêmes de l'air...
MATHILDE ESCAMILLA > correspondante locale Nord éclair.
La tête dans les nuages, très loin du plancher des vaches... Samedi, l'association Rêves a permis à une cinquantaine d'enfants malades, venus de toute la région, de s'évader du quotidien et d'oublier la souffrance. Loïc Pinchart, organisateur, explique : « On a pour principe d'associer les familles. Les parents, les frères, les soeurs sont les bienvenus. Tous sont réunis dans un contexte un peu plus léger ».
L'aérodrome s'est transformé en une véritable aire de jeu. Entre la piste de quads, les châteaux gonflables, le stand de maquillage et le coin discussion...
Il y avait de quoi passer une agréable journée, et à côté du sympathique vrombissement des avions, chacun attendant patiemment son tour. Certains ont choisi le planeur, d'autres ont préféré l'ULM ou le saut en parachute. De quoi laisser agir la magie de l'instant.
« Ce qu'on aime, c'est son sourire. Il peut faire des choses exceptionnelles. Ça fait vraiment du bien aux enfants », se réjouit Catherine. Son fils est à ses côtés. A 11 ans, Jean-Flavien souffre de la maladie des os de verre. Et s'il ne peut pas s'ébattre dans les châteaux gonflables ou s'essayer au quad comme la plupart, il est très heureux d'avoir effectué un vol : « J'ai déjà pris l'avion, mais là j'étais devant, c'était carrément mieux ».
La tête dans les nuages
Encore à l'intérieur du planeur, Laura affiche un large sourire tandis que son ami lève les bras en criant « c'était vraiment super ».
Ils ont bien du mal à quitter la machine et font durer le plaisir en posant pour les photographes. « C'est la première fois que je touche les nuages, explique la jeune fille. C'était magnifique ». En revanche, face aux engins, Kimberley n'a pas osé franchir le pas. Elle a préféré rester au sol, se faire grimer un visage de chat, et surtout s'amuser en famille et rencontrer de nouvelles personnes.
La maman de Saïd, 9 ans, atteint d'une dystrophie musculaire, aimerait qu'il y ait davantage d'associations pour mener ce genre d'action : « C'est très important. Rêves a proposé une journée formidable qui permet de participer à plein de choses. C'est une belle manière d'aider les enfants à s'intégrer, à vivre ce que vivent les autres. Ils se sentent partie intégrante de la société. Parfois c'est difficile de leur expliquer pourquoi ils ne peuvent pas faire comme tout le monde ». Les enfants sont repartis des souvenirs plein la tête.
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